L’atteinte de la capacité de traitement des infrastructures

La RAEU, dans le cadre de son plan directeur visant, entre autres, à augmenter la capacité des infrastructures, a effectué une caractérisation des affluents de chaque municipalité entre mars et août 2025. Les données ont révélé que les débits, habituellement plus élevés durant la fonte printanière en raison des eaux parasitaires, demeuraient anormalement élevés en juin.

Cette situation indique un problème important dans les réseaux d’une ou de deux municipalités, qui ont été rapidement avisées, sans toutefois parvenir à identifier la source du problème. Par ailleurs, le rapport annuel soumis au MELCC conformément au ROMAEU confirme que l’usine d’épuration a atteint 97,5 % de sa capacité hydraulique en moyenne annuelle.

État de la situation

1. Présence importante d’eaux parasitaires
Les données préliminaires indiquent qu’environ 50 % de l’eau traitée à la RAEU provient d’eaux parasitaires, causées notamment par des raccordements inadéquats (gouttières, drains, stationnements) ou par l’infiltration liée à des bris dans le réseau situé sous la nappe phréatique.

2. Dépassements fréquents de la capacité en période critique
Bien que la moyenne annuelle soit près de la capacité, plusieurs mois en 2025 ont largement dépassé celle-ci en raison des précipitations et de la fonte (avril : 132 %, mai : 135 %, juin : 103 %, juillet : 127 %), contrairement à août (91 %), plus sec.

3. Impacts sur le traitement et l’environnement
Cette surcharge pourrait augmenter les surverses d’eau non traitée dans la rivière du Nord et réduire l’efficacité du traitement. Le temps de rétention hydraulique, normalement de 20 jours, a chuté à environ 15 jours au printemps 2025, entraînant des concentrations élevées de coliformes. Bien que la moyenne saisonnière respecte les normes, ces épisodes demeurent préoccupants.

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Actions

1. Mise en place de mesures réglementaires temporaires
La RAEU a demandé aux municipalités d’adopter rapidement un règlement de contrôle intérimaire afin d’encadrer strictement toute intervention augmentant les rejets d’eaux usées, et ce, jusqu’à l’ajout de capacité ou à la réduction des eaux parasitaires. L’objectif est de prévenir une dégradation de la qualité de l’eau et tout dépassement des normes.

2. Exigence de plans d’action municipaux
Les municipalités doivent fournir un plan d’action pour identifier et réduire les eaux parasitaires, avec l’appui et la collaboration de la RAEU dans leurs démarches d’investigation des réseaux.

3. Révision stratégique des projets d’infrastructures
La RAEU entreprend une révision complète de son plan directeur et de ses échéanciers afin d’accélérer les projets d’augmentation de capacité, de modernisation et de réduction des surverses. Un contrat a été octroyé le 2 avril pour regrouper ces initiatives et optimiser les délais.

Calendrier projeté

  • Printemps 2026 : lancement et mise à jour du plan directeur
  • Automne 2026 : finalisation et approbation du plan directeur
  • 2027 à 2028 : préparation des plans, études techniques et démarches d’autorisation environnementale
  • 2029 à 2031 : réalisation des travaux
  • Fin 2031 à 2032 : mise en service et période de rodage des nouvelles infrastructures